@Contactez-moi

Forcément, avec le temps, j'ai accumulé un certain nombre d'histoires. Toutes n'ont pas un caractère exceptionnel, parce que fort heureusement, les petits bobos sont quand même plus courants que les gros, mais chacune de ces expériences a participé au fait de me convaincre que les faits ont des racines, et qu'avant de se manifester dans la réalité physique, ils subissent des processus de maturation à des niveaux plus subtils que le plan physique mais néanmoins perceptibles. Je vous présente ici quelques morceaux choisis qui me semblent représentatifs de ma façon de travailler et de ce qu'on peut attendre de ces lectures ou de mes services.

1 - Ma mère

Au début était ma mère ; il faut dire que j'avais une mère qui s'est presque fait une vocation d'être ma patiente préférée, je devrais même dire mon Initiatrice tellement elle m'a révélé à moi-même. Elle était atteinte de polyarthrite rhumatismale et à ce titre, elle jouait assez consciencieusement son rôle de souris blanche. C'est une maladie qu'on ne savait pas guérir, et ça a transformé ma mère en laboratoire pharmaceutique ambulant, il faut bien le dire, et en complice certain des faiseurs de déficit de la Sécurité Sociale. Je dois bien avouer que mon rôle dans ce contexte a surtout consisté à compenser autant que possible les effets secondaires de ses traitements, à tel point que je me demande même pourquoi on appelle ça pudiquement des effets secondaires quand ils en viennent à vous faire passer de vie à trépas bien plus sûrement que la maladie elle-même.

Toujours est-il que ma mère m'a tout d'abord révélé mon magnétisme. Sa maladie la faisait beaucoup souffrir, mais il y avait une chose qui semblait vraiment la soulager c'était que j'appose mes mains là où elle avait mal. Petit à petit, il y a une sensibilité qui s'est développé chez moi au niveau des paumes et qui me permettait de savoir où était la douleur à apaiser. La polyarthrite se fixe sur les articulations de façon très imprévisible, à la fois par crise mais surtout, un jour, elle va toucher le poignet gauche, et le lendemain l'épaule droite, etc … Certains jours, elle se concentrait dans les doigts en provoquant de fortes déformations et ma mère en perdait pratiquement l'usage de ses mains. Un de ces jours là, après avoir apposé mes mains, j'ai vu ma mère serrer son poing fermement avec sur le visage une expression de triomphe que je n'oublierai jamais. Ce jour là, j'ai compris qu'il y avait dans cet invisible qui passait de ma main à la sienne, plus que l'amour d'un fils, plus que de la chaleur puisqu'il s'y mettait de la force ou du moins quelque chose qui permettait à la force d'y revenir. Alors, cette première histoire, c'est bien évidemment à elle que je la dédie car c'est elle qui m'a mené là où je suis aujourd'hui ; c'est le point de départ de ma démarche.

Ma mère n'était pas du genre à trop se plaindre, pourtant un jour, elle s'est mise à se plaindre de fortes douleurs dans le bassin. Ce n'était pas une zone où les douleurs se mettaient habituellement alors, pour qu'elle en fasse état comme ça, ça devait vraiment être quelque chose. Donc, elle est allé consulter son rhumatologue - à l'hôpital Américain de Neuilly sur Seine s'il vous plait ! - qui lui a fait passer une série d'examens et en a conclu que c'était d'origine musculaire. Il a juste rajouté quelques boites de médicaments au stock impressionnant qu'elle avait déjà, en fixant un rendez-vous de contrôle deux mois plus tard. Mais visiblement ça ne la soulageait pas du tout. Alors je me suis mis à chercher à ma façon, avec les mains, en dédoublement, ou en faisant tourner mon pendule, et contrairement à l'avis du Grand Professeur, il n'y avait pas grand chose sur le plan musculaire qui attirait mon attention, par contre j'obtenais une très grosse alerte sur le plan osseux.

J'ai fait et refait cette investigation mais rien n'y faisait, ça se confirmait à chaque fois : je tombais toujours sur un problème osseux !!! La localisation du problème n'était pas un grand scoop puisque ma mère savait très bien où ça se passait. La nature du problème lui-même n'était pas très explicite mais de toute façon, il n'y avait pas en moi de connaissances particulières en anatomie ou en biologie qui auraient pu être mises à contribution de compréhension. Par contre, la détresse des tissus eux-mêmes était extrêmement parlante, elle disait : « j'ai besoin de ceci ou de cela, oui, encore un peu, non là, c'est bien, ça suffit, bouger un peu, pas trop, reposer maintenant, merci... » - et oui, parce que ça sait aussi dire merci ! - Alors je me suis totalement laissé guidé par ça, et j'ai même réussi à convaincre ma mère de prendre des reminéralisants homéopathiques : c'est en vente libre et de toute façon, tout le monde sait bien que ce ne sont que des placébos. C'est l'os qui a pris les choses en mains si je puis dire, en me faisant part de ses besoins, et puis en sécurisant ma mère qui, quelque part, semblait savoir que c'était bien ainsi.

Deux mois plus tard, le rhumatologue se trouvait en grand émois en se rendant compte que ma mère venait en fait de faire bel et bien une fracture du col du fémur et que ça s'était parfaitement remis en place tout seul, sans la moindre immobilisation, avec même une petite marche quotidienne aidée d'une canne, un peu d'homéopathie et beaucoup de magnétisme.

Je passe sur le fait que là bien sûr, il voulait la garder, mais pas pour la soigner, elle ou la guérir de quelque chose dont elle ne souffrait plus, mais juste pour lui, pour l'étudier, l'observer et comprendre ce qui s'était passé. Mais moi, à partir de ce jour-là, je me suis dit qu'il fallait absolument que je formalise et que je développe davantage mon protocole d'investigation car finalement, il ne semblait pas si fantaisiste que ça !


2 - Ma Julie d'amour

Mon autre grande initiatrice, il faut bien le dire, c'est ma troisième fille.

C'était une charmante petite fille qui passait son temps à se fracasser la tête contre les murs à la moindre vexation, mais à part ce trait de caractère, qui somme toute faisait honneur à son signe astrologique (le Bélier, vous l'aurez peut-être deviné !), c'était une enfant tout à fait adorable.

A partir de 3 ans, elle avait pourtant commencé à avoir un sommeil assez perturbé, avec parfois des cauchemars très violents qui la réveillaient dans des états de terreur impressionnants. Dans ce cas, comme tous les parents, on prenait l'enfant dans nos bras en tentant de la rassurer, mais ce n'était pas toujours chose facile.

A tel point que j'ai fini par me dire que c'était bien beau de suivre des cours de parapsychologie, mais que c'était peut-être l'occasion de les mettre en pratique finalement.

Donc, plutôt que de m'occuper directement d'elle, je la confiais à sa mère, et m'isolais dans une pièce à-côté pour l'assister en dédoublement. Et là, il a bien fallu que j'admette que l'invisible pouvait aussi être un monde impitoyable, en découvrant que mon adorable petit bout de chou était en fait la cible d'êtres assez peu recommandables, qui venaient autour d'elle pour lui nuire, lui faire mal, lui faire peur. En constatant la situation, mon sang (astral) n'a fait qu'un tour, et je me suis lancé dans l'arène, usant de tous les artifices dont l'esprit peut se doter quand on lui lâche la bride, et de père plutôt doux en général je me transformais en Arnold Schwartzeneger lui-même, atomisant à tour de bras tout ces fâcheux, jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus le moindre bout qui bouge !!!

Quand la place me semblait à peu près nette, je passais au salon où je retrouvais généralement ma fille, tout sourire sur les genoux de sa mère, jusqu'au jour où elle m'a dit avec air particulièrement coquin : » On les a bien eu, hein ? » et où elle m'a décrit sans qu'il manque le moindre détail, la bagarre que je venais d'expérimenter de mon côté.

Et dès lors, bien que nous soyons la plupart du temps père et fille de la façon la plus conventionnelle qui soit, nous étions également guerriers de l'Apocalypse, à nos heures .

Les choses se sont finalement calmées sur ce plan, mais pour mieux réapparaitre sur un autre, à savoir sa santé.

Il s'agissait d'un problème assez banal qui était sensé se résoudre tout seul au fur et à mesure de sa croissance mais qui lui faisait malgré tout des infections à répétition au point que la question d'une opération chirurgicale est venue à se poser. A cette seule idée, tous mes témoins internes s'étaient mis à clignoter en rouge, j'en avais donc déduit qu'il ne fallait surtout pas qu'elle subisse cette opération. Mais allez donc convaincre une mère à moitié Russe dotée d'un tempérament de mère Juive que votre intuition d'artiste pourrait être plus pertinente que l'avis d'un professeur en blouse blanche, qui plus est, grand patron d'un hôpital pour enfants malades !!!

Donc, nous en venons à l'opération, ma fille sur le billard et moi, toujours dans la même pièce, à suivre autant que possible le bon déroulement des choses, en dédoublement. Tout se passe bien jusqu'à la fin de l'intervention où là je vois les yeux de ma fille qui se figent brusquement et le monitoring qui émet un son en continu. Tout d'un coup, une grande agitation dans le bloc opératoire, et je vois un jeune brun à lunettes sortir à toute vitesse et courir dans les couloirs. Je me retrouve dans sa tête, dans son angoisse : je comprends qu'ils sont en train de perdre ma fille qui doit faire une réaction à l'anesthésie.

Flac ! Je me retrouve dans le bloc. On vient d'appliquer des électrodes sur le petit corps de mon enfant. Tuuuuuuuuu, ça continue !

Je la sens qui s'en va, je la suis, j'entends encore les bruits du bloc mais lointains, comme dans du coton. Ma fille s'en va comme une feuille d'automne emportée par le vent et je me retrouve dans ce genre de rêve où plus vous voulez courir et moins vous avancez. Et là je crois que je crie comme je n'ai jamais crier de ma vie : NOOOONNNNN!!!!!

Flac ! retour au bloc, le monitoring a repris son signal régulier !!!

Je me réintègre à vitesse grand V. Je sors de la pièce en disant à mon épouse qu'il vient de se passer un problème au réveil, et devant mon état, elle ne se fait pas prier, et on fonce à l'hôpital.

Enfin, on fonce, c'est une façon de parler. Nous sommes à Paris dans les embouteillages. Je me suis calmé parce qu'il y a toujours un bout de moi qui est près de ma fille et qui me dit que le danger est écarté.

Lorsque nous arrivons enfin, on nous dit qu'elle a été remontée de la salle de réveil. Nous la trouvons dans sa chambre où elle dort, comme dorment tous les petits anges. On a du prévenir de notre arrivée car quelqu'un ne tarde pas à entrer dans la pièce : c'est mon jeune brun à lunettes qui n'est autre que l'assistant du professeur. Bonne famille, bien élevé. Je lui demande simplement à brûle pourpoint : « Et ça arrive souvent ce genre de problème post-opératoire ? ». Et le gars me répond d'emblée : »Ben heureusement, ce n'est pas très courant, mais ça arrive parfois, oui ! ». Et là le gars se retourne en me faisant une drôle de tête car il vient de réaliser que je ne suis pas sensé savoir qu'il y a eu un problème, alors, reprenant ses esprits, il fait comme si de rien n'était et nous donne les bonnes nouvelles.

Il a simplement omis de nous dire ce qu'il ignore encore et que l'on ne va pas tarder à découvrir, c'est que ma fille, en plus de tout, a choppé sur la table d'opération, un virus mutant hospitalier, c'est à dire une maladie nosocomiale .

Un virus contre lequel il n'y a bien sûr aucun traitement existant, sauf peut-être, une petite chance du côté d'un médicament interdit qu'on ne trouve qu'en Suisse et que le grand professeur peut se procurer si on lui demande gentiment, mais qu'il ne pourra en aucun cas prendre la responsabilité d'administrer lui-même : il faudra demander cela à notre pédiatre.

Là, mes témoins internes ne clignotent plus, ils sont carrément bloqués sur le rouge. Je ne sais ce qui aura emporté la décision de mon épouse, si c'est ma colère ou si c'est le refus du pédiatre d'administrer à notre fille de 4 ans un médicament dont l'efficacité contre le dit virus n'est aucunement avérée mais qui est certain par contre de la rendre absolument stérile à vie, toujours est-il qu'elle m'autorise à utiliser tous les moyens possibles pour la sortir de là.

N'étant pas encore très sûr de mes capacités en matière de soin, je consulte une personne que j'avais rencontrée quelques temps auparavant et dont je savais qu'elle effectuait des soins à distance. Sur présentation de la photo de ma file, elle me dit en cinq minutes le problème qui était le sien et m'assure qu'elle allait en être libérée, mais que ça passerait par une très grosse fièvre, qu'il ne fallait pas s'en inquiéter car c'était au contraire par ce moyen qu'elle allait définitivement évacuer ce mal.

Quelques heures seulement après être rentré à la maison, ma fille déclare effectivement une fièvre soudaine et vraiment très spectaculaire. Malgré mes avertissements, mon épouse s'en inquiète et décide de l'emmener à l'hôpital (un autre !) où nous arrivons bien sûr, un samedi soir à minuit !

Je ne sais pas si vous avez remarqué à quel point les emmerdements se plaisent à intervenir le week end ou les jours fériés, mais en dehors des heures ouvrables de préférence. Notre fille est malgré tout admise tout en sachant que rien ne pourra vraiment être fait avant le lundi matin puisque le laboratoire d'analyse est fermé pendant le week end. Nous la laissons donc pour la nuit et quand nous revenons le lendemain matin, c'est pour la trouver en train de faire la roue dans les couloirs de l'hôpital, plus en forme que jamais.

Contre l'avis du médecin de garde, nous signons une décharge et récupérons notre fille. La prise de sang du lundi matin révèlera que le virus n'est plus présent chez elle.

En conclusion de tout ça, notons quand même que l'opération et ses suites n'auront servi qu'à bloquer la croissance de ma fille pendant 3 années durant, sans aucunement régler le problème qui était le sien et qui s'est réglé naturellement petit à petit lorsque sa croissance a repris.


3 - Singing in the rain

Quelques temps plus tard, nous recevons l'amant de ma femme à dîner à la maison.

Comme tout sportif qui se respecte, après avoir beaucoup essayé pendant des années, il avait finalement réussi à faire du mal à son corps en se bousillant les deux genoux. Il avait donc été opéré des deux ménisques mais ça ne se remettait pas bien puisqu'un mois après l'opération, il souffrait toujours beaucoup, et ne pouvait marcher qu'avec deux béquilles.

Nous le voyons donc arriver péniblement en clopinant, et mon épouse qui ne manquait aucune occasion de railler en publique mes soit-disantes dispositions propose de but en blanc : « Ah, ben toi qui fais des miracles, t'as qu'à lui réparer tout ça ! »

Vu sa souffrance, et comme je ne pouvais quand même pas avoir à son égard moins de compassion que vis à vis de n'importe quel animal souffrant, je m'exécute.

En apposant mes mains, je constate effectivement qu'il y avait un gros besoin et que les genoux biberonnaient fort. L'action en cours était d'ailleurs confirmée par le patient lui-même à qui ça avait l'air de faire tellement de bien qu'il ne pouvait s'empêcher de le formuler ouvertement malgré le regard interloqué de ma tendre et chère.

A la fin du repas, vous n'allez sans doute pas le croire, mais il se sentait si bien qu'il est parti avec les béquilles à l'épaule en chantant et en dansant « singing in the rain » ! Et il n'a plus jamais utilisé ses béquilles.

On ne peux pas oublier des choses pareilles !


4 - Mon ex-futur gendre

Quelques années plus tard, R. est devenu le petit ami de ma fille ainée. C'est un garçon très sympathique, fils de médecin et en première année de médecine lui-même. Comme il est bien élevé, il feint de s'intéresser poliment aux activités charlatanes du père de sa petite copine et me demande de lui faire son bilan énergétique, bien qu'il se sente en parfaite santé.

Il me regarde faire mon examen avec une curiosité un peu amusée, et je vois bien dans ses yeux, qu'il doit s'en passer des choses dans sa tête à ce moment-là, et je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait à mon avantage ...

Finalement, l'investigation m'oriente vers un dysfonctionnement endocrinien, que je situe au niveau de la thyroïde et du testicule gauche. Dans ma tête à moi, j'entends « Tchernobyl, Tchernobyl ! », mais d'une part, je n'ai aucune idée de l'âge précis de ce garçon et de toute façon, sur le moment, je ne me souviens absolument pas de l'année du fameux accident nucléaire. Quoiqu'il en soit, puisque l'alerte semble sérieuse, je me permets de lui conseiller de demander à son père de lui prescrire les examens appropriés afin de savoir à quoi s'en tenir. Bien entendu, une fois rentré chez lui, il se garde bien de mentionner ce malencontreux épisode, jusqu'au jour où sa propre mère annonce qu'on lui avait détecté un cancer. Et là, ce traumatisme aidant, ça lui revient.

Il effectue donc les examens nécessaires qui révèlent effectivement l'existence de nodules thyroïdiens et la présence d'un kyste dans le testicule gauche. Les deux étant en phases initiales, il a pu se les faire enlever par une chirurgie légère, sans aucun dommage pour ces deux glandes.

Il y a deux aspects étonnants dans cette histoire.

J'ai fini par faire la connaissance de ses parents, et en me remerciant de ce que j'avais fait pour son fils, son père ne me cachait pas qu'il se demandait vraiment comment j'avais pu trouver un truc pareil. Lui-même, en tant que médecin, vivant sous le même toit que son fils, n'avait strictement aucune possibilité de suspecter quoique ce soit, car pour être détectables, il aurait fallu que ces nodules soient devenus symptomatiques, ce qui généralement impose l'ablation de la thyroïde et un traitement de substitution à vie.

L'autre événement curieux, c'est que sans le cancer de sa mère, ce garçon n'aurait probablement pris aucune initiative. Il y a une interaction étonnante entre la mère et le fils, puisque finalement, les deux ont retrouvé une situation saine à peu près en même temps. En effectuant des recherches, j'ai constaté que lors de Tchernobyl, le garçon était encore dans le ventre de sa mère et que le cancer que sa mère avait déclenché était un cancer du sein ou de l'utérus, je ne me souviens pas très bien, si ce n'est que c'était en relation avec la maternité.


5 - Bug !

Dans la même période, nous nous retrouvons avec quelques amis « énergéticiens » chez le père de l'un d'eux qui est on ne peut plus naturopathe. Je m'y rend avec mes filles dont l'ainée est accompagné de son petit ami étudiant en médecine et fils de médecin. La scène se passe donc le même été que l'histoire précédente, mais avant que les problèmes que j'avais détectés sur le garçon n'aient été mis en évidence.

Dans les faits, ma fille vient à faire un malaise un peu incompréhensible mais sur lequel aucune intervention ne semble vraiment efficace, jusqu'à devoir finalement appeler un médecin à son chevet pour la plus grande honte de notre hôte et de notre assemblée, et comme de bien entendu, en pleine nuit, un 15 aout !!!!!

Le dit médecin ne pourra d'ailleurs que lui prescrire du repos puisque son copain, l'étudiant en médecine, avouera finalement lui avoir donné je ne sais plus quel médicament - très fort et particulièrement inadapté à la situation - et qu'en tout état de cause, sur celui-ci, on ne peut rien rajouter, juste attendre que ses effets se dissipent. On découvrira tout bonnement que ma fille s'était fait une overdose de sucreries et que son malaise n'était dû qu'au médicament que lui avait prescrit l'apprentis.

Mais en fait c'est un peu plus complexe que cela. Ma fille ainée se retrouvait au coeur d'un conflit d'autorité, entre, d'une part un petit copain, représentant la science médicale la plus officielle - et qui était en fait celui qui l'avait "empoisonné" - et son père et tous les copains de son père, assimilés de façon soutenue par l'aspirant-médecin, à une joyeuse bande de charlatans.

Conflit sécuritaire !

Pas de solution facile à ce genre de dilemme doublé d'une certaine angoisse, si ce n'est en faisant intervenir ce que ma fille identifie à ce moment-là comme l'autorité ultime : un vrai médecin.

Avant cette visite à domicile, à aucun moment, ni ma fille ni son copain ne vont oser dire qu'elle a pris un médicament qui pourrait ne pas lui convenir. Et comme on ne met pas leur parole en doute, on va chercher autre chose qu'aucun d'entre nous ne trouvera bien entendu. Nous sommes tous partis d'un principe de « virginité », ou du moins d'irresponsabilité de la patiente, nous ne pouvions donc que nous égarer et nous dépenser en pure perte.

Donc, j'ai désormais à coeur dans mon protocole de ne pas me limiter à l'aspect des choses, aux symptômes, à la façon dont cela se manifeste. Je creuse l'accroche de telle ou telle situation dans la personne en examinant au niveau des causes de perturbations, à la fois ce qui pourrait être de nature extérieure à la personne, et ce qui pourrait être de nature inhérente à la personne.

Je pense qu'il est relativement vain d'intervenir exclusivement sur des causes extérieures sans inviter la personne à effectuer un travail sur elle-même, pour résoudre ce qui émane d'elle, car ses conflits majeurs non résolus et bien souvent non identifiés ne vont avoir de cesse de recréer les mêmes manifestations extérieures.

Je connais bien, pour l'entendre en permanence, le discours visant à dire :"Je n'ai pas besoin d'un psy, j'ai besoin de concret, de quelqu'un capable de résoudre mon problème ! »

Mais je sais désormais qu'on ne peut pas aller contre la volonté - même inconsciente - de quiconque, et ce qu'une personne nie de sa propre implication, n'aura de cesse de se reporter sur l"incompétence d'autrui, sur un destin qui s'acharne, voire sur de la malveillance ou des pouvoirs occulte ou surnaturels.

C'est en tout cas la raison majeure qui me fait désormais privilégier l'investigation à l'action énergétique.


6 - Notre Dame du Soleil

Une personne vient à me soumettre le cas d'un terrain de plusieurs hectares au Sénégal, sur lequel porte un projet de construction de bâtiments à des fins de résidence et de retraite spirituelle. Le but de l'étude est déjà de savoir si globalement le lieu qui est situé en pleine brousse se prête à cette destination, mais également, s'il y a de l'eau sous ce terrain, estimer à peu près le volume de la nappe disponible et à quel endroit il conviendrait de creuser le puits, afin de déterminer l'implantation des bâtiments.

J'effectue sur plan un relevé de ce qui me semble être les lignes de forces principales du lieu et ma première surprise est déjà de constater que le terrain se situe sur une concentration d'énergies que je qualifierai de « Mariales ».

Invité sur place pour effectuer le relevé avec un géomètre, je constate avec une stupéfaction totalement émerveillée qu'à l'endroit précis ou sur le plan j'avais localisé un centre énergétique se trouve un baobab qui a cet aspect :


7 - Peine de cœur

Suite à cet épisode, j'en viens à collaborer plus étroitement avec cette personne qui travaillait sur les huiles essentielles. Elle n'avait pas de compétences universitaires en la matière mais elle avait beaucoup lu sur le sujet et c'en était devenu une véritable passion. Régulièrement, elle me demandait de lui faire un bilan énergétique et je voyais bien qu'il y avait un problème grandissant lié à sa façon de travailler.

Les huiles essentielles sont tout sauf des placebos et il me semble important par rapport à ça, de ne pas outrepasser son domaine de compétence car cela ne peut pas ne pas avoir de conséquences : après tout, on peut tuer avec des huiles essentielles.

Dans mes examens, je voyais bien une forme d'addiction se mettre en place et je lui en faisait part, mais à certains moments, elle était tellement exaltée qu'on aurait cru qu'elle venait de se faire une ligne de coke ! Pendant des mois, je l'ai mise en garde sur le manque de précautions avec lequel elle manipulait tous ces produits car cela lui fatiguait le cœur, du moins, c'est ce qui apparaissait dans mes examens.

Elle a fini par consulter un cardiologue qui lui a dit que "non, pas du tout ; tout allait pour le mieux, il n'y avait aucun problème de ce côté-là". Je me retrouvais en culotte courte, et je n'avais plus qu'à remballer mes avertissements farfelus. On a même finit par se fâcher.

Mais elle l'a bel et bien fait sa crise cardiaque ! Comme elle n'a rien changé à ses méthodes, elle l'a faite quelques mois plus tard. Fort heureusement, elle en est sortie vivante, mais quel dommage quand même ! Elle aurait pu s'éviter ça.

Cela dit, çà pose question car si l'on a toujours tord d'avoir raison trop tôt, il devient difficile de soutenir une approche préventive. Et pourtant, ne vaut-il pas mieux empêcher un mal de survenir que de tenter de réparer les dégâts après un accident ?


8 - Bons baisers de russie

L'histoire suivante pourrait être assez loufoque et rocambolesque si elle ne s'était pas déroulée dans un contexte aussi dramatique. Ça commence par un rêve que je fais, et dans lequel m'apparait une personne avec laquelle j'avais beaucoup travaillé musicalement parlant, vingt ans auparavant mais notre collaboration s'était achevée sur un passif non réglé. Un passif tel qu'en la voyant s'introduire dans mon rêve, comme si de rien n'était, ma première réaction était quand même de lui dire : « Mais, tu ne peux pas me fiches la paix dans mes rêves, non !?!?! ».

Dans les jours suivants, comme si 20 ans c'était hier, cette personne m'appelle au téléphone pour me demander si à l'occasion d'une tournée prochaine en Russie, je serais d'accord pour réintégrer le groupe ! Là, j'ai commencé par m'asseoir et en réservant ma réponse, je lui ai simplement dit que j'allais y réfléchir.

Comme j'ai l'habitude d'examiner comment se présentent les choses sur le plan énergétique pour des situations bien plus banales, je n'allais pas passer à côté de celle-là et me décider à la va-vite. Donc, je mets mon mouchoir sur les petits bouts de rancoeur qui pouvaient encore me rester et j'effectue une première investigation sur le sujet qui me laisse totalement pantois puisque j'obtiens une réponse qui dit globalement : oui, ce serait une très bonne chose d'y aller, mais - parce qu'il y a un mais - il y a un danger de mort là-dessus !

Ben voyons !

Je reprends mon investigation pour creuser ce dernier petit détail, parce qu'un accident est vite arrivé, et, contre toute attente, je tombe sur : « Le danger vient du public ! Le danger est dans le public ! ».

En fait ce projet de tournée nous amenait à jouer dans plusieurs villes dont Moscou, et pas n'importe où puisqu'il s'agissait de la salle de spectacle située dans l'enceinte-même du Kremlin.

A ce stade, dans sa tête, on entend tout de suite la musique de James Bond, et j'imagine que dans un tel contexte, n'importe quel gars à peu près sensé aurait poliment décliné l'invitation, mais moi, cette double information de grand danger et du fait qu'il semblait positif que je m'implique malgré tout, avait tout pour m'intriguer et même, m'excitait au plus haut point.

Apparemment, le danger se concentrait sur les concerts au Kremlin. En toute humilité, j'en déduisais donc qu'il fallait mettre le Kremlin sous protection.

(soupir !!!)

Bon, admettons ! Après tout j'ai déjà effectué ce genre de travail sur des maisons, soit en protection soit pour en dégager les énergies stagnantes. Mais si je sais que la pensée peut créer un champ de cet ordre, je sais aussi qu'elle ne peut lui conférer, seule, une certaine permanence, il faut un ou des supports, et généralement, j'utilisais pour ce faire, des petits cristaux de quartz. Tout d'un coup, j'imaginais l'extrême décontraction avec laquelle les services de sécurité présidentiels allaient me laisser planter mes petits machins sous les fenêtres de Poutine !!!

Non, je me dis que ça ne va probablement pas le faire ! Alors je cherche ce que je pourrais bien utiliser pour remplacer mes cristaux, et j'obtiens, comme si ça allait de soi : « Mais demandes aux arbres, voyons ! ».

Effectivement, je savais que dans certaines conditions de notre mental, les arbres peuvent nous entretenir de philosophie pendant des heures, mais je n'avais jamais eu l'idée de les inviter à participer concrètement à ce genre de chose. Je cours donc dans la première forêt venue pour demander si cela avait seulement du sens, si un arbre pouvait s'impliquer effectivement et participer sans défaut à maintenir un champ de protection, et là j'obtiens une réponse affirmative et ce, d'autant plus lorsqu'ils sont plusieurs.

Sur ce, je signe mon contrat et m'envole pour Moscou où nous avions une bonne semaine de mise en place et de répétitions diverses avant la Première. J'étais bien content, en arrivant, de constater que derrière les hauts murs, en fait, le Kremlin était un gigantesque parc. J'ai fini par trouver mon arbre et avec son « aide » j'ai donc mis en place un champ de protection qui apparaissait bien dans mes examens, tout comme apparaissait toujours le danger d'ailleurs. Plus on se rapprochait du jour fatidique du premier concert, et plus j'avais de mal à digérer mes repas, pour tout dire, mais cet arbre était très sympa, il me rassurait : »ne t'inquiètes pas, le danger ne pourra pas entrer, ou s'il entre, il ne pourra pas agir ! ».

Vient le jour de la première, et tout se passe très bien. A la fin du concert, de retour à l'hôtel, toutes les chaines de télévision ne parlent que de la prise d'otages qui est en train de se produire dans un théâtre du centre, à quelques centaines de mètres de là.

J'ai repris mon examen et là, pour la première fois, cela me disait que le danger (pour nous) était écarté. Pour ce qui se passait dans le théatre, je n'ai pas été autorisé à l'examiner, mais je comprends pourquoi maintenant : tous ces gens étaient déjà condamnés car la décision en avait été prise.

Je n'ose imaginer la délicatesse avec laquelle les autorités auraient pu réagir, si elles s'étaient retrouvées avec plus de 10 000 personnes prises en otage à l'intérieur du Kremlin !


9 - Retour vers le futur

Mais il existe aussi des moments forts d'un autre genre, et notamment, lorsque je me suis mis en tête d'apprécier le champ énergétique de chaque pays du monde à une fréquence régulière. Celles et ceux qui visitaient mon site à l'époque s'en souviennent peut-être encore. Or il y a au moins deux événements majeurs qui se sont inscrits dans ces études vibratoires, un à deux mois avant qu'ils ne se produisent : d'une part, une guerre civile au Timor Oriental – je n'avais strictement aucune idée d'où pouvait bien se trouver ce pays-là ! - et le déclenchement du conflit Israëlo-Libanais. Il a fallu encore quelques autres faits peut-être moins marquants mais bien vus quand même, pour me convaincre de ne pas en rester à la notion « d'état » vibratoire, mais d'aborder également la notion de « tendance ». En fait, le principe est très simple : on prend des mesures à un moment donné, et on n'a juste à les développer, à les étirer dans le temps en quelque sorte, puisqu'après tout ce sont des informations dynamiques, la réalité qu'elles traduisent a plus ou moins de vigueur dans sa logique à parvenir à la manifestation.

Pour avoir un sujet sur lequel je pouvais avoir un retour d'information, je me suis tout d'abord exercé avec les cours de la bourse, avec une certaine réussite, suffisamment en tout cas pour permettre à l'un de mes proches de constater que s'il m'avait moins pris pour un doux dingue, il aurait perdu moins d'argent !

Et puis j'en suis venu à appliquer ce principe au niveau des personnes. Et là le fait qui a achevé de me convaincre n'est pas particulièrement léger puisqu'il s'agit d'une mort annoncée qui s'est effectivement produite. Je n'avais pas fait grande publicité autour de ça, bien entendu, je m'en étais juste ouvert – avec les précautions d'usage - à l'une de mes filles qui connaissait bien la personne en question. Il s'agissait d'un homme en pleine force de l'âge, sans problèmes de santé particuliers mais dont le champ énergétique semblait indiquer qu'il était au terme de son temps de vie. Cette information, troublante s'il en est, se confirmait de mois en mois et s'est finalement traduite par son suicide. Il m'arrive parfois d'assez bien percevoir les personnes décédées, et là il ne semblait pas que le fait d'avoir mis fin à ses jours l'ait projeté dans cette obscurité qui bien souvent caractérise l'environnement de celles ou ceux qui commettent cet acte en contradiction avec l'énergie dont ils disposent et qui les contraint à une sorte de purgatoire, en devant épuiser dans un état intermédiaire, le potentiel vital qu'ils portent encore. Non, sur le plan vibratoire, le décès de cet homme s'inscrivait pratiquement comme une mort naturelle. C'est très curieux, je vous l'accorde, ça pose un éclairage un peu déconcertant sur l'incarnation.


10 - Sac de nœuds

Lors d'un dîner en ville, je fais la connaissance d'une femme médecin, très brillante et assez intriguée par mon activité. Elle propose de me soumettre le cas de son frère, mais sans rien me dire sur sa situation, et j'accepte volontiers.

En effectuant mon investigation, je trouve des choses très inhabituelles et en premier lieu, je ne trouve absolument rien qui vibre au niveau du plexus solaire. C'est bien la première fois que je tombe sur un homme sans ventre ! D'autre part, je trouve une configuration énergétique particulièrement compliquée impliquant deux personnes décédées (un homme et une femme) dans une sorte de sac de noeuds inextricable.

Persuadé d'être complètement à côté de la plaque, je ne creuse pas le sujet davantage et, la tête un peu basse, il faut bien le dire, je m'en vais faire mon rapport bredouillant. Et c'est là que cette femme m'apprend que son frère, suite au décès de son jumeau – lui-même décédé peu de temps après leur mère - avait déclaré un cancer foudroyant de l'estomac et qu'il avait fallu lui enlever en totalité.

Ah ! ... Ça change tout : je suis peut-être bien plus dans le sujet que je ne le pensais. Donc, je reprends mes examens pour essayer de comprendre la nature du problème qui se pose, puisque visiblement, ça n'a pas l'air simple.

Je vous passe les détails, y compris l'inspiration apportée par le frère décédé lui-même, pour aboutir à quelque chose que je n'avais jamais rencontré dans la littérature, c'est le fait que deux jumeaux puissent être en quelque sorte « siamois » sur le plan énergétique, c'est à dire que leurs structures énergétiques soient réellement interdépendantes. En fait, dans le cas qui nous occupe, les deux jumeaux étaient « siamois » par le plexus solaire, c'est à dire que le chakra de l'un alimentait le corps physique de l'autre par une sorte de noeud entre les deux structures énergétiques.

Je le mentionne pour toutes celles et ceux qui travaillent sur les plans subtils car c'est un cas qui s'est présenté à nouveau et donc le fait que deux jumeaux puisse avoir des structures énergétiques interdépendantes à quelque niveau que ce soit, n'est peut-être pas un cas si rare que cela, ce qui pourrait expliquer nombre de bizarreries que certains jumeaux ont à expérimenter.

En tout cas, la problématique devenait plus claire. En mourant, le jumeau avait fait comme tous les morts, et les liens qui l'unissaient à son propre corps physique s'étaient rompus comme des élastiques trop tendus. A ceci près qu'involontairement, il avait du même coup embarqué son chakra du plexus solaire (après tout , c'était le sien !) mais qui, dans les faits, "alimentait" l'estomac de son frère. Mais ce n'est pas tout, le « jeune mort » se retrouvait également retenu comme un ballon de baudruche au bout d'une ficelle, par le chakra de son frère vivant (enfin, plutôt par le noeud qui les unissait) et dans l'incapacité de se libérer du plan terrestre. Là-dessus, on avait la présence de la maman, décédée elle-aussi, mais bien embêtée par la situation, et à défaut de pouvoir intervenir, au moins se montrait-elle bien décidée à accompagner ses deux enfants dans cette adversité.

Il y a dans cette situation un aspect très étonnant qui s'est révélé puisqu'on a tendance à penser que « là-haut », ils peuvent tout faire, et bien non, aucune intervention efficace ne semblait pouvoir provenir des seuls plans supérieurs – peut-être parce que la situation impliquait un vivant et qu'il s'agit d'un niveau vibratoire sur lequel ils n'ont pas d'appréhension directe – visiblement, il fallait que l'intervention vienne du plan terrestre. Et il y a sans doute beaucoup plus de cas qu'on ne le pense où l'aide que l'on a tendance à rechercher en haut par quelque forme de prière que ce soit, ne peut en aucun cas nous parvenir directement car ce sont précisément nos interventions terrestres qui sont requises et qui, seules, peuvent agir. Ce qui portait un éclairage un peu nouveau pour moi sur notre éventuelle raison d'être, ici et maintenant, mais c'est un très vaste sujet, il est vrai.

En rencontrant le frère vivant, j'ai pu constater qu'en dehors d'être très sympathique, il avait effectivement à la place du plexus solaire, un trou béant par lequel s'échappait toute son énergie. Sur le plan purement physique, après l'ablation de son estomac, on lui avait greffé un bout d'intestin pour au moins faire usage de poche, de réceptacle, mais ça restait un tissus d'intestin qui ne parvenait pas à assimiler le fer, ce qui est une caractéristique du tissus stomacal. Donc, entre cette impossibilité d'assimiler le fer et le trou béant qu'il avait au plexus, le pauvre se retrouvait dans des états de fatigue extrême qui le handicapait sérieusement.

Il a donc fallu dénouer le noeud entre les deux frères - une maille à l'endroit, une maille à l'envers -, rapatrier le chakra et le recoller sur la structure du vivant, en bouchant le trou du même coup, et surtout en espérant que ça marche et que ça tienne. Je ne vous cache pas que je ne fais quand même pas ça tous les jours, donc, j'ai pas mal croisé les doigts...

Et bien ça a marché et ça a tenu. Très vite, puisqu'il n'y avait plus de fuites, le frère vivant a senti l'énergie revenir et en à peine un mois, le chakra s'était remis à ronronner gentiment, donc, à fonctionner. Mais le plus étonnant dans cette histoire, c'est qu'alors qu'il n'y avait eu aucune amélioration notable vis à vis de l'assimilation du fer dans les deux années ayant suivi l'opération, tout d'un coup, ce tissus d'intestin, bercé par ce que lui "chantait" le chakra remis en place, s'est mis à se prendre pour un estomac, et a commencé à assimiler le fer.

Étonnant, non ?


11 - Pêcheur de rien

Il y a plusieurs genres de pêcheurs :

Il y a le pêcheur sportif qui lâche des alevins de silure dans les rivières pour avoir un jour, la satisfaction de pêcher un poisson plus gros que lui et se convaincre que c'est bien lui qui est le plus fort …

Il y a le pêcheur maniaque, tout le temps le nez dans son matériel et qui sait tout de tout bien mieux que tout le monde, et ne manque scrupuleusement aucune occasion de nous le rappeler...

Il y a le pêcheur mythomane qui passe son temps à évoquer toutes les prises exceptionnelles qu'il a faites quand il n'y avait personne pour le voir...

Il y a le pêcheur distrait, qui lance sa ligne sans appât ni hameçon, et puis l'oubli et s'en va taper le carton avec ses copains au bistrot...

Il y a le pêcheur lâche, qui sous prétexte de friture, ne fait que du gardon ; c'est tellement plus simple de s'en prendre à plus petits que soi ! …

Il y a le pêcheur efficace, qui élève lui-même les truites qu'il va pêcher, une heure à peine après les avoir relâchées dans la rivière...

Il y a le pêcheur compulsif qui a le poisson en horreur mais qui pêche tout et n'importe quoi comme d'autres avalent les kilomètres, la seule chose qui compte c'est la quantité ...

...et puis il y a le pêcheur de rien, qui ne tire sa ligne que pour joindre le geste au silence. Il regarde les flots, le soleil qui joue dans les feuillages. Ce qu'il aime par dessus tout, c'est se retrouver tranquille, au milieu de la Nature.

Changement de rythme.

Là, il oublie la télé, la crise mondiale, les parachutes dorés …

là, il ralentit...

Il n'y a plus que la rivière qui paresse, l'herbe qui pousse, le vent dans les aulnes, et sa pensée en oublie même de faire des mots.

Nous autres, capteurs de vibrations, nous sommes un peu comme ce pêcheur ; au bout de notre ligne, il n'y a pas d'hameçon, juste un poids pour la faire balancer.

Et puis un jour, on entend une voix dans sa tête :

-« Et alors, ça mord ? ».

Sans y prendre garde, on entre dans la conversation :

- « Oh ! Oui et non ! ... ».

Et puis, on se retourne pour voir qui a parlé, et il n'y a que l'arbre sur lequel on était adossé. On regarde de gauche à droite, pour s'en assurer quand même … non, pas l'ombre d'un quidam.

Bon, on se remet en place, un peu pensif, peut-être.

-« Et tu vas le faire tourner longtemps ton machin ? »

-« Hein !? Quoi !? »

-« Dis-moi, ça sert à quoi ? »

- « Euh … ben c'est pour savoir … c'est pour voir ce que je ne peux pas voir, c'est pour entendre ... »

-« Ah bon, parce que tu es sourd ? »

-« Non, mais … enfin … ça dépend des moments ! »

-« Oui c'est sûr ! Vous faites tellement de bruit dans votre tête, que je me demande bien comment vous pourriez entendre quoique ce soit !? »

… Il faut bien avouer, que la plupart du temps …

Malgré le côté hautement schizophrénique de la situation - qui n'est somme toute pas très gênant puisqu'il n'y a aucun témoin - la conversation se poursuit comme elle a commencé, drôlement … Quelques mouvements dans les fourrés sembleraient même trahir la présence de petites oreilles, bien curieuses de ce qui se dit.

-« C'est dingue ! J'deviens complètement barge, moi : v'là que je me mets à parler aux arbres maintenant !! ».

Soupir … amusé... mais heureux quand même...

Pour ne pas trop rajouter à la confusion, l'arbre fait silence et simplement enlace le pêcheur de rien.

Hummm

Généralement, on a moins peur du lion quand il dort. Les petits mouvements dans les fourrés semblent se faire plus proches, alors, pour ne pas rompre le charme, le pêcheur fait semblant de dormir, maintient les yeux clos sans bouger et laisse les éventuels curieux s'approcher. Il « sent » des chuchotements autour de lui, des commentaires occasionnés par son examen sous toutes les coutures.

Pour un peu, ça chatouillerait presque, mais c'est tellement bon.

Et le temps s'écoule comme la rivière, sans rien pour sonner les heures.

Vient enfin un rayon de soleil qui se glisse sous les paupières. Alors on s'étire comme un chat. On se fait craquer les doigts. On se met à bouger lentement, et dans un bâillement interminable, on ré-ouvre les yeux.

… Divin ! …

On se lève en trébuchant parce que forcément, les jambes sont un peu engourdies. On pense avoir fait un rêve puisque ça y ressemble tellement, mais on met quand même un temps fou à prendre congé. On ne sait trop comment dire au revoir comme s'il y avait vraiment quelqu'un à remercier de son hospitalité. Tout ça nous a laissé une si belle impression qu'on a envie de la faire durer, alors on s'en retourne avec l'enthousiasme des cancres sur le chemin de l'école.

On retrouve notre voiture là où on l'avait garée. En voyant le soleil aussi bas, on réalise tout d'un coup que ce moment a duré des heures. On reprend la route sur un petit nuage, et bientôt, on retrouve le monde des hommes, les lumières de la ville, avec au coeur une sensation nouvelle qui nous les fait paraître plus douces.

On sait qu'on retournera voir l'Arbre.

Et d'ailleurs on y retourne

Mais l'Arbre il est au milieu de la forêt, et désormais, on sait que la forêt n'est pas un endroit comme un autre. Maintenant, on la soupçonne d'être pleine de vies alors on ne peut pas y pénétrer comme n'importe quel touriste visitant une église.

S'il s'agit d'un sanctuaire, alors il faut y mettre les formes. On se met en dedans notre habit du dimanche, et même si l'on ne connait pas encore bien les usages, on fait en sorte que la forêt ne nous prenne pas pour quelqu'un de mal élevé.

On n'a pas envie d'être rejeté.

Et nous voici puceau sur le seuil : ça fait un peu idiot à l'âge qu'on a, mais c'est pas désagréable non plus. On s'aventure sous les frondaisons. Ça sent bon le chaud et le frais, la transpiration des choses vivantes, ça réveille l'animal en nous. On avance vers cet Arbre, comme si on allait à un rendez-vous galant, à la fois plein de désirs et d'espoirs, et d'anxiétés aussi.

Et puis on arrive à la clairière. Comme un fait exprès, les oiseaux se sont tus, le vent s'est calmé. C'est comme un moment hors du temps où rien ne peut être banal. On se demande qui fera le premier pas ? Réflexion faite, on se dit que vu ses racines, ce serait très étonnant que ce soit l'Arbre, alors on se rapproche, et on pose simplement ses mains sur son tronc. En nous il y a quelqu'un qui pense : « Salut toi ! ». Et puis on perçoit quelque chose dont on ne saurait dire si c'est un grincement ou un grognement, mais quelque chose qui ressemble à un bâillement. « Ooohhhhh, salut toi ! C'est sympa d'être revenu ! ».

Et en un instant, tout se dissipe, toutes les craintes, tous les doutes, tout est redevenu magiquement normal. On n'y croyait qu'à moitié, mais puisque le rêve insensé semble s'offrir à nouveau, on se pose et se câline mutuellement sans réaliser que se faisant, on se lave le coeur. Et tout semble se mettre de la partie, le vent qui se fait caresse, le soleil de demi saison qui vient chauffer la peau comme si l'on était sur une plage d'été, les oiseaux qui se remettent à gazouiller. On se love les fesses dans un coussin de mousse. Un peu humide peut-être, mais qu'importe !

-« Tu vois comme les choses peuvent être simples ! »

Bien sûr, il a raison l'Arbre. Le seul problème avec cette simplicité, qui n'est pas vraiment un problème d'ailleurs, c'est qu'à force que notre esprit ne soit plus accaparé par des choses sans intérêt, les choses vraies commencent à pointer le bout de leur nez. Tout ce qui, en temps normal, n'a strictement aucune chance de sortir de l'inconscient où il est bien rangé (Couché, pas bouger), et bien ça sort !!!!

Dans l'ordre que ça veut, en plus. Ça n'a ni la rigueur d'un défilé du 14 Juillet, ni le respect d'une chronologie ou d'un ordre alphabétique, mais, pour ce qui est de défiler, ça défile ! Et on se trouve dans un état de décontraction tel, qu'on les laisse défiler ! En fait, pour être tout à fait franc, on n'a strictement plus aucune autorité, il faut bien le dire ! Notre inconscient n'en fait plus qu'à sa tête. Si seulement il n'avait pas une mémoire d'éléphant !!!

Raté ! Il l'a !!!

Mais d'un autre côté, on est tellement prêt à se faire la charité de s'aimer pour de bon qu'on peut écouter ce qu'on a à se dire. On s'en retrouverait presque tout amour, à l'égard de notre passé, de notre vécu, le bon, le moins bon : tout peut se présenter devant nous. Et les souvenirs remontent, on retrouve le goût originel de la blessure, de la joie, de l'appréhension, de l'aspiration de chacun de nos moments de vie. Sans porter jugement, juste en compréhension de ce qui a fait ces instants et c'est une vie qui défile ainsi et qui s'épure peu à peu de son amertume...

Sans en avoir conscience, le fil de nos pensées nous mène vers un jardin oublié. Un jardin dont on se souvient enfin, et au fond duquel on sait que se blottit un enfant qui se protège de nos violences. Il grelotte un peu, alors pour se réchauffer, de temps en temps, il tire de son manteau le cristal que lui a confié la Dame, et il se laisse émerveiller par les lumières qui en sortent et se mettent à tournoyer devant ses yeux. Et puis, ayant reçu son content de vie, il laisse s'échapper un gros soupir, et range le précieux trésor dans les replis de son habit, tout près de lui, pour encore sentir sa présence, son doux frémissement.

L'enfant attend.

L'endroit a tout d'un paradis abandonné. Les herbes folles ont recouvert les vasques, les statues. L'eau du bassin est sombre et recouverte de feuilles mortes. La grille entrebâillée grince lorsqu'on la pousse mais on pénètre pourtant et malgré cette sinistre apparence, tout nous dit : « Je me souviens ! ».

Le banc de pierre, le grand cèdre, la petite rivière, le temple d'amour …

« Je me souviens »

Le buis odorant, et au fond de ces buissons : l'enfant, pauvre petit bonhomme, tellement solitaire et pourtant tellement sage et résolu.

« Je me souviens »

On s'approche. L'enfant en nous reconnaissant, arbore un doux sourire, mais ne se précipite pas au devant. Nous allons simplement l'un vers l'autre.

Vient l'étreinte, comme une interminable inspiration qui nous fait redevenir Un. Une paix s'installe comme le bien de la chose accomplie.

En entrouvrant les mains, on y découvre le cristal scintillant de la Dame, et le cristal se met à chanter. Son éclat s'amplifie et s'étend en une myriade de volutes lumineuses.

Il semble qu'à ce signal, de partout, de petits êtres accourent mais l'on se trouve tellement hypnotisé par la luminosité grandissante, qu'on ne peut qu'entendre leur surexcitation, sentir leur légèreté s'agripper aux vêtements et grimper pour s'assurer une place de choix. On les sait dans le même émerveillement, têtes tendues pour mieux voir, et plus la blancheur du halo vient à resplendir et plus les petites voix font silence.

Enfin, au coeur de cette densité éclatante, apparaît une belle jeune femme aux cheveux clairs et aux yeux limpides comme l'eau. Ce qui émane d'elle n'est que douceur et grâce. En soi, toute résistance capitule face à la puissance de cette présence d'amour, si simple mais si totalement vraie, que l'on se surprend soi-même à mettre un genou en terre, soudainement pleinement conscient qu'au plus profond de nous-même, rien n'a jamais été plus honoré que cela.

C'est juste l'adulte en nous qui avait oublié ce que l'enfant gardait envers et contre tout : son trésor le plus précieux qu'il savait être plus que sa raison d'être, sa substance même.

A cet instant, lisant en nous comme à livre ouvert, la Dame prend doucement notre tête dans ses mains et la tourne afin que nos regards se croisent. Et là, dans un moment d'éternité s'opère une fusion qui révèle une réciprocité bien inattendue. Ainsi suspendus dans une même grâce, nous nous révélons de même nature, deux fonctions différentes d'un même amour infini.

Cette compréhension accomplie nous fait nous redistinguer et l'on revient à soi sans le moindre doute quant à cette appartenance, mais juste avec un léger vertige à l'idée de tout ce qu'implique désormais le fait de se savoir dépositaire de cela, d'être le fruit de cela. Tout va très vite, on réalise bien sûr que cet honneur ne nous est pas réservé puisqu'il concerne probablement tout ce qui vit, mais le monde humain nous semble si loin de tout ça.

Dans un dernier geste, la Dame nous prend la main et fait de nous un être debout.

Et ben ça, pour un Darshan, c'est un Darshan !

On se retrouve debout, dans la clairière, sans fourmis dans les jambes. On voudrait avoir gardé le regard magique pour voir de nos yeux, la multitude de vies qui sont redevenues brin d'herbe agités par le vent, fleurs de printemps, bourdons titubants...

On se retourne vers l'Arbre :

- « Ben toi alors ! »

Mais l'Arbre ne se dépare pas de sa contenance d'arbre. On sent juste sa radiance à distance, il vibre, il vit. Cet Arbre est un être bienveillant et chaleureux. On ne peut pas s'empêcher d'enlacer son tronc, quelque chose en lui se penche vers nous.

En soi, on « entend » :

- « Tout cela va faire des bourgeons chez toi ! Reviens donc, nous montrer tes bourgeons ! »

Alors le pêcheur de rien ramasse sa nacelle vide, sa canne à pêche, et prend congé, de bonne humeur.


12 - Toute la misère du monde

Pendant une période, j'ai pratiqué la médiumnité à incorporation. Pour ne pas trop développer le sujet , je dirais que le principe en est simple : il consiste à « prêter » son corps physique à des « esprits autres » qui viennent ici-bas, pour un temps limité afin de délivrer un message ou effectuer un travail spécifique. Cela ne peut bien entendu s'envisager que sur la base d'une totale confiance entre les « partenaires » et dans le cadre de procédures précises et convenues.

Un jour, ces « procédures » ont pris une tournure très inhabituelle, et j'ai senti une énergie de feu rentrer par le ventre. C’était douloureux mais supportable. Je ressentais contrairement à l'habitude, quelque chose de très disharmonieux, une cacophonie de souffrances au point de me sentir assez moyennement rassuré et de vouloir interrompre le processus lorsque j'ai été soudainement parcouru de bas en haut d'une sorte d'onde électrique qui m'a stupéfié et qui, quelque part m'a empêché d'interrompre le cours des choses.

Cette énergie de feu semblait porter de multiples revendications qui avaient en commun une demande d'assistance afin qu'un apaisement soit mis. Je m'efforçais d'en être l’interprète ; il semblait y avoir tant à dire, à crier, à hurler même, mais sans bouche pour le prononcer et de toute façon, sans oreilles en face pour l’entendre. Au delà de la demande d’assistance, je percevais également une demande en reconnaissance. Ces flammes, elles ressemblaient tellement à celles de l’enfer : celui du blessé qui traîne sa jambe sur le chemin de l’exil, celui de l’enfant qui pleure près du cadavre de sa mère, celui du martyr qui appelle une délivrance qui tarde à venir, celui de la vieille que les enfants ne visitent plus jamais, celui du malade sur son lit d’hôpital qui attend avec anxiété la prochaine montée de douleur, sachant que malgré son appel, l’infirmière ne viendra que trop tard, celui du chômeur dont la vie ne sera plus jamais la même et qui se demande de quoi ses lendemains seront fait, celui de ceux qui voit leur amour s’en aller sans pouvoir le retenir, celui de ces êtres rongés par le remord et le regret de ne pouvoir réécrire l’histoire, celui de ceux qui légitimement réclament justice sans jamais l’obtenir, celui des bafoués, des trahis, des violés... Chacune de ces souffrances me rentrait tellement dans le coeur que je me voulais secouriste, avocat, superman, assistante maternelle, chien d’avalanche, chevalier, ... guérisseur d’âmes.

Mon coeur se portait finalement au-devant de ce feu que quelques temps auparavant il avait tenté d’évacuer. Il se portait au-devant de ce feu en se déclarant solidaire, compatissant, caressant, modeste à l’égard de son talent réel à transmuter tant d’intensité, jusqu'à formuler intérieurement une sorte de prière afin que la paix soit accordée et que l’apaisement et la lumière se mettent dans cette mer de douleurs. En réponse, le feu semblait réagir et se faire moins mordant, et petit à petit même, décroître pour céder enfin la place à un calme retrouvé.

-” Il ne faut rien oublier de cela ! L’homme d'aujourd’hui, regarde ceux qui souffrent de loin, et puis se détourne pour s’occuper de sa vie, comme si de rien n'était. Mais comme un feu réclame du combustible, la souffrance appelle la souffrance, encore et encore. Il vous faut tourner vos regards vers ces souffrances et soutenir ce “face à face” car elles sont bien réelles, diverses mais réelles. Il ne faut pas seulement les considérer avec le regard du mental, mais aussi avec celui du coeur, et avec sincérité et respect, souhaiter et vouloir que l’apaisement se mette en ces êtres, car les énergies d’Amour ont le pouvoir d'apaiser ce feu, et que l’Amour appelle l’Amour.

Ainsi, en vous efforçant de mettre ces êtres en lumière de paix, vous penserez sans doute avoir accompli quelque chose par vous-même, sans vous rendre compte qu’en fait, ce sont tous ces êtres qui vous auront permis d’ouvrir votre propre coeur, de briser la gangue d'indifférence qui l’enserre. Alors, et seulement alors, vous serez à même de nous entendre, car vous n'userez pas seulement de votre mental, mais également de votre esprit de coeur.”

Cerveau droit – cerveau gauche ?

Et après tout : si on essayait la stéréo ?


Powered an hosted by Spheerys
(CC) 2009 Gwelan.com - creative commons